2019

Jorge Menna Barreto & Joélson Buggilla: The surface of the earth I The surface of the page



Atelier de deux jours animé par Joélson Buggilla, artiste et graphiste ; et Jorge Menna Barreto, artiste et chercheur. L'atelier sera précédé de deux mini-résidences à Utopiana en février et mars 2019, au cours desquelles nous effectuerons des recherches, planifierons et préparerons l'événement 1000 Ecologies en septembre / octobre 2019.


Jour 1 : Du site à la page

Take a walk on the wild side

If you haven't drawn you haven't seen

The page as a cultivation ground

Le premier jour, nous inviterons les participants à rechercher des mets sauvages dans le jardin autour d’Utopiana. Ces plantes peuvent être considérées comme une sorte de contre-agriculture, car elles ne sont pas cultivées et poussent spontanément à partir de la terre. En ce sens, elles peuvent être considérés comme des aliments « spécifiques au site » et servent de connecteurs entre la terre et notre corps. Les participants seront ensuite invités à collecter une plante pour réaliser un exercice de dessin. En utilisant ces dessins et ces plantes comme médiateurs, nous travaillerons à traduire le sol dans la page, en considérant le papier comme un terrain de culture possible. En ce sens, la page ne représente pas le site, mais fait partie d'un système complexe et multi-couches.


Jour 2: De page en site 

Cellular mediation

Forestness

Environmental sculpture

Après être devenus plus intimes avec les matières comestibles sauvages collectées le premier jour, nous rechercherons de plus grandes quantités pour préparer des smoothies verts spécifiques au site, une boisson préparée avec un mélange de fruits et de légumes. Au cours de cette journée, nous discuterons des idées de forêt et de médiation cellulaire, qui sont la capacité de nos cellules à lire les spécificités du site par métabolisation. À partir de là et en buvant, nous allons baigner nos cellules avec les informations contenues dans les boissons vertes afin de travailler sur les concepts d’appartenance et de diversité, redessinant ainsi notre système digestif de façon à ce qu’il s’agisse de la terre et non de la bouche. Nous clôturerons la journée en provoquant une conversation sur la façon dont nos intestins constituent une interface privilégiée de notre relation avec les autres espèces et le paysage et sur la manière dont nos habitudes alimentaires peuvent façonner l’espace qui nous entoure, un processus que nous appelons la sculpture environnementale.


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