2019

Marie van Berchem: La Bateauthèque



Dans le cadre de 1000 Ecologies, 'la Bateauthèque' propose de s’installer une année sous une forme immersive, discrète bien qu’omniprésente dans les locaux d’Utopiana, voyant cet espace de vie, d’acceuil, de passage, de rencontre, comme un espace de bienviellance et de construction collective.

La résidence de la bateauthèque à Utopiana fonctionne à différentes fréquences :

• Constante et sédentaire : présence des ouvrages en un espace d’Utopiana sous forme de bibliothèque et de coin lecture

• Régulière et tentaculaire : présence de Marie tous les 10 jours environ, pour travailler sur le développement de traces de la bateauthèque à travers tous les espaces d’Utopiana, d’outils d’interaction avec les visiteurs, utilisateurs et des échanges avec les intervenants

• Ponctuelle et invitante : six activations dans l’année sous forme d’ateliers et de discussions avec différents intervenants locaux et internationaux

• Disseminée : participation, collaborations, discussions, commentaires, suggestions à l’aide notamment des cartes postales


La bateauthèque est une ressource participative dédiée à la pensée critique, décoloniale, anti-raciste et féministe, et émerge du contexte spéci que de Genève. Les ouvrages qu'elle propose sont consultables et utilisables par l’intermédiaire du site - http://marievanberchem.com/bateautheque.html - ou sur place, lorsqu’elle prend forme.

La bateauthèque est nomade et se développe à travers différents lieux, différentes matérialisations, différentes collaborations, dans le but non seulement de donner accès aux ouvrages mais aussi de créer un espace physique propice à la réflexion et au dialogue.

C’est un lieu de savoir in situ qui repense la relation entre la bibliothèque, les livres et le visiteur. L’espace est réfléchi avec soin en fonction du lieu a n d’être cohérent, accueillant et bienveillant.

À travers les stratégies de décolonisation du savoir, ce que la bateauthèque souhaite remettre en question n’est pas seulement quelle histoire est racontée, mais aussi qui la raconte, comment est-elle racontée et donc à qui s’adresse-t-elle. Ce sont de nouvelles façons de construire et partager le savoir, qui élargissent la notion même de ce que peut être le savoir. La décolonisation est comprise comme une pratique de mémoire, de transformation, de soin, de conversation et de (re)construction collective. Bien qu’ancrée dans un passé qu’elle cherche à comprendre et à exposer, elle agit résolument dans le présent et pour la suite.

À l’issue de la résidence, une publication viendra rendre compte des recherches, des expérimentations, des productions et des collaborations de l’année. Elle permettra de matérialiser la bateauthèque hors des espaces construits, sous la forme nomade et transmissible qui la compose : le livre.

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